Autour de René Guénon

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Abdul Hâdi - Recueil posthume : écrits pour La Gnose

Matgioi - 1896 - L'esprit des races jaunes. Le Traité des Influences errantes de Quangdzu (traduction)
Matgioi - 1905 - La Voie Métaphysique
Matgioi - 1907 - La Voie Rationnelle

Simon et Théophane - 1907 - Les enseignements secrets de la Gnose

L'Archéomètre, pour la Revue La Gnose, signé T.

Écrits de Y. B.


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L'Archéomètre, pour la Revue La Gnose, signé T.

23 commentaires:

  1. Pour cette rubrique, je suggère la traduction du Tao Te King de Jacques Lionnet, à laquelle Guénon fait allusion dans son article sur les encadrements et les labyrinthes.

    Elle est vraiment très bien je trouve.

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  2. Ca tombe bien, c'est prévu à terme (mais pas à brève échéance).

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  3. Il y a longtemps que je souhaite lire les articles de Basilide auxquels renvoie Guénon dans l'article Er-Rûh. Pourquoi ne pas faire un document comprenant tous les articles auxquels il renvoie ici ou là?

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  4. C'est une bonne idée de manière générale, mais de mon côté je suis loin de tous les avoir, et pour Basilide je ne les ai pas plus que vous, désolé.

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  5. Bonjour ;

    J'aurai souhaité savoir si par chance vous sauriez quelles sont les traductions des principaux textes sacrés considérées comme valables par René Guénon. Je pense notamment à l'Ancien ainsi qu'au Nouveau Testament, au Coran, et pourquoi pas d'autres textes sacrés venants de l'Orient.
    Je vois que plus haut vous discutiez avec quelqu'un de la traduction de Jacques Lionnet du Tao Te King.

    Je poste dans cette section parce que c'est la plus proche du sujet.

    Merci d'avance de votre aide, et je vous souhaite une excellente année !

    Charlie

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  6. Bonjour,

    C'est une question très large et pas évidente. On m'a parlé en bien du travail de Lionnet, mais à vrai dire je n'ai même pas encore eu le temps de le lire.

    A ma connaissance, Guénon ne renvoyait pas spécialement vers une traduction particulière de la Bible. D'après ce que j'ai entendu, les différentes traductions disponibles sont issues de recoupements à partir de différentes sources, d'abord la vulgate et la septante, qui sont les traductions latine et grecque, respectivement catholique et orthodoxe, et d'autre part des versions en hébreu des textes de l'ancien testament (repartir de l'hébreu n'est pas forcément un gage de fiabilité, sachant que la compréhension de cette langue a été perdue. A ce sujet, Guénon cite parfois La langue hébraïque restituée de Fabre d'Olivet, qui tente de retrouver le sens de cette langue et comprend une proposition alternative de traduction des 10 premiers chapitres de la Genèse, mais si c'est un travail intéressant ça n'est cependant pas une référence à proprement parler).

    Pour les autres textes sacrés, pas de référence non plus, à ma connaissance, Guénon disait juste que même une mauvaise traduction pouvait être comprise par quelqu'un qui avait déjà une connaissance suffisante préalable de la tradition en question.

    Enfin je crois que le plus sûr et le plus fructueux est encore d'apprendre la langue et de consulter le texte directement, même si ça a l'air difficile, je pense que c'est le plus profitable, quitte à s'appuyer aussi sur des traductions en parallèle, mais on peut alors les contrôler au lieu de devoir s'y fier aveuglément.

    "Nous ferons remarquer à ce propos que, en arabe, le mot tarjumah signifie à la fois « traduction » et « commentaire », l’une étant regardée comme inséparable de l’autre ; son équivalent le plus exact serait donc « explication » ou « interprétation ». On peut même dire, quand il s’agit de textes traditionnels, qu’une traduction en langue vulgaire, pour être intelligible, doit correspondre exactement à un commentaire fait dans la langue même du texte ; la traduction littérale d’une langue orientale dans une langue occidentale est généralement impossible, et plus on s’efforce de suivre strictement la lettre, plus on risque de s’éloigner de l’esprit ; c’est ce que les philologues sont malheureusement incapables de comprendre."
    L'Homme et son devenir selon le Vêdânta, ch XVII, note 7

    Merci, meilleurs vœux à vous.

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    1. Bonsoir tagada ;

      Merci pour votre réponse si rapide (et désolé pour la mienne si tardive, j'ai eu des problèmes avec internet en janvier).

      Merci beaucoup pour cette réponse détaillée et le temps que vous avez pris à la faire.


      Donc ce que je tire de ce que vous me dites : en premier lieu, une bonne connaissance de la tradition en question. En second lieu, je serai tenté de dire qu'avoir plus d'une traduction sous la main, afin de ne pas "mettre ses billes dans le même panier", est une bonne chose.

      L'idéal en effet serait toujours d'apprendre la langue. Mais il est vrai qu'apprendre l'hébreu, le grec ancien, l'arabe, le sanskrit ou le chinois paraît tâche insurmontable ^^'

      Merci encore en tout cas.

      Amicalement
      Charlie

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    2. Bonjour,

      de rien, ce n'est que mon humble avis, et c'était dans l'idée de pénétrer la tradition correspondant au texte, tout dépend de ce que vous voulez faire de ces textes en fait.

      Bien à vous.

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  7. Bonsoir,

    Que savez-vous du Mahdi et de Issa: de leur fonction à chacun et complémentarité ?

    Tout autre chose, svp: pourriez-vous donner la définition, ou expliquer: "état d'existence", "modalité particulière de l'individu"; "domaines particuliers aux différentes modalités des individus", si possible avec des exemples (c'est que je comprends mieux ainsi).

    Vous remerciant.

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  8. Bonsoir,

    Je sais ce qu'on en dit communément.

    Ce sont des notions assez simples et déjà bien expliquées dans l’œuvre, je vous invite à la lire, notamment le Symbolisme de la Croix.

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    1. Merci de cette réponse.

      J'ai bien lu cette ouvrage (et d'autres), et si j'y comprends les nombreuses notions abordées, j'ai toujours eu du mal avec les plus simples.
      Etat d'existence, est-ce correct si je dis que ça se rapporte à des conditions d'existences: à un état d'existence particuliers des conditions d'existence spécifiques et particulière à celui-ci ?
      En parlant de modalité particulière de l'individu, dois-je comprendre condition particulière d'existence, telle celle corporelle ?

      Svp: communément, pourriez-vous développer ?
      Il est vrai que Guenon n'a jamais ne serait-ce qu'abordé le sujet; il n'empêche, il me semble point là m'écarter du centre de gravité de son œuvre, je veux dire: de ce qu'il le tenait le plus à cœur de montrer et démontrer (magistralement)...
      C'est qu'il a une fonction ce Monsieur, naturellement là où il est placé.

      Vous remerciant.

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  9. Déjà je me demande bien pourquoi vous vous référez à Palingénius si vous trouvez déjà Guénon trop dur à comprendre. Le mieux est de lire l’œuvre principale, sous la signature René Guénon, parce que si vous ne comprenez pas les notions les plus simples je ne vois pas comment vous comprendriez les autres. Sur le "il lui tenait à cœur", "il a une fonction ce Monsieur naturellement", etc., au contraire j'ai l'impression que ces considérations s'écartent grandement de l’œuvre, qui d'autre part n'est pas un corps.

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  10. Bonjour,

    J'ai trouvé actuellement sur le Net(au format PDF) deux traductions du Tao Te King, celle de Alexandre Ular et celle de Stanislas Julien, j'aimerais savoir laquelle est selon vous la meilleur?

    Cordialement,

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  11. Bonjour,

    Celle de Stanislas Julien est assez médiocre. C'est évoqué dans "À propos d'une Mission dans l'Asie centrale" (février 1910), de Palingénius, dans La Gnose.

    D'autre part, René Guénon écrit, dans une correspondance au docteur Duby/Fabre du 12 février 1935 :
    "En dehors de la traduction du "Tao-Te-King" du P. Wieger, je n’en connais que deux autres dont on puisse tirer quelque chose : l’une est celle qui est incorporée dans la "Voie Rationnelle " de Matgioï ; l’autre est celle d’Alexandre Ular".

    Cordialement.

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  12. Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre réponse, j'ai une autre question, je suis actuellement en train de lire les origines de la chine, de Jacques Gossart, il est évoqué à plusieurs reprises la question du néolithique chinois, donc de la préhistoire, j'aimerais savoir si René Guénon avait une opinion sur cette question(préhistoire et néolithique)?
    Je ne suis pas un spécialiste(ni de René Guénon, j'en suis pour l'instant à mes débuts, ni de l'Histoire), mais j'aurais tendance à penser que la Préhistoire s'inscrit dans les théories modernes, évolutionnisme et idée de progrès, théories qui sont invalidées par les écrits de Guénon.
    Ais-je bon?
    à moins que ce soit l'interprétation que l'on fait de cette période qui soit problématique.

    Cordialement,

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  13. Bonjour,

    Pas de quoi, je ne suis pas non plus spécialiste. Pour ce que désigne la préhistoire, je le comprend comme les époques sur lesquelles il n'y a pas de témoignage écrit, et donc à défaut leur description par les historiens officiels (qui se basent sur les éléments matériels, c'est la "méthode historique") tient de théories s'élaborant sur quelques restes fossiles. Et ces théories sont enseignées comme des certitudes alors que ce sont en grande partie des hypothèses, que ce soit pour les dates ou pour les modes de vies et les connaissances qu'on prête aux hommes d'alors. Ces jugements hypothétiques sont encore plus lâches que ceux qui sont faits sur des époques plus récentes, et comme vous dites ils sont de tendance évolutionniste.

    Le problème pour étudier l'histoire, c'est qu'il y a de multiples barrières, qui font que plus une époque est éloignée, plus il sera dur de s'en faire une idée.

    Pour ce qui est de la tradition chinoise, Guénon en parle dans "Taoïsme et Confucianisme" par exemple (il est sur ce site dans le recueil d'articles), il parle de Fo-hi puis de Lao-tseu et Confucius, à 2 époques qui correspondent à des réadaptations.

    La vérité est unique, mais elle est exprimée à travers des formes traditionnelles multiples, faites pour s'adapter aux mentalités particulières des hommes se situant dans telles conditions (de temps, de lieux, etc). Les traditions actuelles sont donc faites spécialement pour les hommes actuels, c'est ce qui fait qu'il est doublement difficile d'essayer de comprendre les traditions du passé sans pénétrer un minimum celles d'aujourd'hui.

    Si vous voulez lire l’œuvre de Guénon dans son ensemble, le mieux est de commencer par l'Introduction générale.

    Cordialement.

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  14. Bonjour,

    Merci pour tous ces renseignements, je suis effectivement en train de lire l'introduction au doctrine hindoues.

    Je vous recontacterez pour toutes autres questions.

    Cordialement,

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  15. Bonjour Tagada,

    J'aimerais savoir ce que vous pensez du « Dictionnaire de René Guénon » (Marc-Vivenza, ISBN 2913826172). C'est un lexique des termes et des thèmes récurrents dans l'œuvre de Guénon ; j'en ai lu du bien autant que du mal. Certains commentaires Amazon reprochent à l'auteur de ne pas avoir compris grand-chose à son travail… Mais je préfère connaître votre avis, car Amazon est aussi connu pour les âneries qui infestent ses fils de commentaires.

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  16. Bonjour,

    je ne l'ai pas lu, j'ai juste lu son livre sur René Guénon et le RER qu'on m'a prêté une fois, que j'ai trouvé nul. Cela se veut une sorte de pamphlet contre Guénon, mais qui tape complètement à côté, et dans la forme même c'est très mauvais, je me suis demandé plusieurs fois si l'auteur avait le français pour première langue (je dis ça sans plaisanter), pas simplement pour des questions d'orthographe mais de logique et de construction de phrases.

    Concernant ce "dictionnaire", la forme encyclopédique conviendrait peut-être pour une démarche d'érudition, mais c'est assez ridicule d'avoir voulu l'appliquer à l’œuvre de Guénon.

    "Maintenant, peut-on définir la métaphysique telle que nous l’entendons ? Non, car définir, c’est toujours limiter, et ce dont il s’agit est, en soi, véritablement et absolument illimité, donc ne saurait se laisser enfermer dans aucune formule ni dans aucun système."
    La Métaphysique orientale.

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  17. Bonjour,
    Voici un lien pour quelques numéros de ET en pdf, à partager comme bon vous semble.
    https://archive.org/details/Etudestraditionnelles

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  18. Bonjour, merci à vous, ça n'est pas toujours facile à trouver.

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  19. Bonjour,

    J'aimerais savoir si René Guénon s'est déjà exprimé sur le géocentrisme et l'héliocentrisme. Quelle est la perspective traditionnelle sur cette question ?

    Merci à vous.

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  20. Bonjour,

    Il en parle à divers endroits, dans différents contextes. Il est fréquent de chercher à poser l'un de ces points de vue comme absolu, alors qu'ils ont chacun leur validité mais dans des domaines relatifs. En tout cas c'est ce que je crois comprendre des deux passages suivants :

    "la conception traditionnelle de l’être, telle que nous l’exposons ici, diffère essentiellement, dans son principe même et par ce principe, de toutes les conceptions anthropomorphiques et géocentriques dont la mentalité occidentale s’affranchit si difficilement."
    Le Symbolisme de la Croix, ch. XXVI

    "Quant à l’« astrologie scientifique » des modernes, qui, elle, n’est bien réellement qu’une science empirique, elle n’a plus guère de l’astrologie que le nom ; et la confusion des points de vue conduit parfois à de singuliers résultats, dont nous avons ici un exemple assez frappant : l’auteur voudrait constituer une astrologie « héliocentrique », qui serait en accord avec les conceptions astronomiques actuelles ; il oublie seulement en cela que l’astrologie, envisageant exclusivement les influences cosmiques dans leur spécification par rapport à la terre, doit, par là même, être nécessairement « géocentrique » !"
    Etudes traditionnelles, octobre 1938, comptes rendus de livres, Paul Serres. – L’Homme et les Énergies astrales (De l’astrophysique à l’astrologie).

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